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lundi 18 avril 2016

L'homme vert des catacombes

Il existe une légende rattachée aux catacombes (même plusieurs).

Apparue à la fin du XVIIIème siècle, il semblerait que des travaux étaient effectués en souterrain pour consolider le sol de Paris et trouver des pierres destinées aux voies et aux bâtiments publics de Paris.

Il semblerait que lors de ces travaux, les carriers, bonshommes travaillant dans les galeries souterraines pour remonter ces pierres en surface, furent surpris par une bête à cornes, avec des pieds de bouc et une queue. Ce personnage diabolique serait tout vert et, plus étrange encore, serait difficilement visible clairement.

On dit qu’il a pour habitude de surgir des puits ou des caves, passant furtivement derrière vous tout en laissant la trace de ses pieds nus après son passage. Il porterait malheur à quiconque l’aperçoit... Certains parlent d’un an de malédiction.


Cette légende est encore très ancrée notamment dans la grande famille des Cataphiles. Certains d’entre eux parlent même d’expériences étranges où ils ressentent une présence derrière eux qui disparaît quand ils se retournent pour voir de quoi il s’agit.

Personnellement, je n’ai jamais ressenti de telles choses lors de mes descentes dans les catacombes, mais, peut-être que celui-ci ne se manifeste que dans un secteur bien particulier ? Après tout, c'est un vaste monde souterrain. Si l'on m'avait avertie avant, j’aurais peut-être cherché à faire cette rencontre du troisième type ?!?

C’est raté !

dimanche 17 avril 2016

La légende de Saint-Denis, premier évêque de Paris

Denis aurait été envoyé en Gaule depuis Rome afin de prêcher la « bonne parole » au peuple gaulois.

Il fit construire une cathédrale et convertit les habitants au Christianisme.

Nous sommes dans une période trouble où Paris est régie par les païens et les chrétiens persécutés.
Rome, voyant Denis agir courageusement au nom de la religion est nommé évêque.
Denis, tout comme ses condisciples sont jugés à mort par les prêtres païens qui n’apprécient guère leur présence et le succès que connaît le Christianisme à Lutèce (le Paris romain). Le jugement est rendu, ils seront décapités.


Afin d’éviter de trouver les dépouilles dans la Seine, une riche romaine païenne, Catulla, vole les corps pour les enterrer dans ses terres.

L’histoire raconte que vers l’an 450, Denis fut décapité sur les hauts de Montmartre, aux environs de la place des Abbesses aujourd’hui.

Une fois la tête coupée, il se leva, ramassa sa tête qu’il garda précieusement dans ses mains et marcha vers le Nord en passant par la rue Mont-Cenis (qui se nommait auparavant la rue Saint-Denis). Il s’effondra 6 km plus loin…. à Saint-Denis.

La basilique Saint-Denis aurait été édifiée à l’endroit même où il poussa son dernier soupir.
On peut croiser sa statue dans beaucoup d’endroit à Paris et à Saint-Denis car c’est le grand patron de ces deux cités (au-même titre que Sainte-Geneviève est la patronne de Paris).

Sur la Cathédrale Notre-Dame de Paris
Si vous avez des maux de tête, il est utile de connaître son existence et pourrez mander son assistance car on dit de lui qu’il est également le saint patron des migraines…

samedi 16 avril 2016

Louis XIII, le petit trublion du Louvre

Aujourd’hui, je vais vous parler du Louvre et de Louis XIII.

Ne fuyez pas !

Il ne s’agit pas ici de vous raconter la conséquente histoire du Louvre (il existe nombre d’ouvrages qui content son évolution ainsi que le site internet officiel du musée).

Le Louvre 2016

Pour Louis XIII, il en sera de même.

Je partagerai avec vous une anecdote qui, selon moi, est fort amusante.

Toutefois, je vous resitue le contexte : Louis XIII, fils d’Henri IV et de Marie de Médicis, fut initié dès son plus jeune âge à son futur rôle de souverain. Quand son père est assassiné, il n’a que 9 ans.

Le petit Louis XIII, habitant avec toute la famille royale dans le Louvre, était perçu comme un garçon timide, sensible et espiègle.

A cette époque, le musée n’est pas encore. En plus d’être une résidence royale, le lieu détient des boutiques et des logements-ateliers.

Ouvert le jour aux courtisans, aux visiteurs, aux fournisseurs, au peuple, les passages ne sont soumis à aucun contrôle.
Il y a du monde partout : à l’intérieur, à l’extérieur….
La foule s’y précipite quotidiennement, un peu comme à Châtelet-les-Halles à notre époque.

Le Louvre, devient résidence le soir et est fermé toute la nuit après le couvre-feu. Il faut pouvoir passer les gardes qui assurent la protection de la famille royale (ce qui n’empêche pas Henri IV de se faire assassiner hors des murs comme l’avait si bien souligné quelques années plus tôt Malherbe).

Un service de garde veille sur les entrées et sorties du Palais.
On ne peut y accéder qu’avec un mot de passe comme « Saint Jacques », « George », …
De temps à autres, on laisse l’enfant royal (Louis XIII) les choisir.
Dans ces occasions, taquin et vif d’esprit, il prend un malin plaisir à en choisir des difficiles à comprendre par le capitaine de la garde tel que « genitux », ce qui l’amusait beaucoup.
Le jeune dauphin s’amusait même avec ses gardes. Il feignait d’oublier le fameux mot de passe.
Les gardes amusés, lui barraient la route jusqu’à ce qu’ils entendent le bon mot de passe.

Louis XIII adulte
Cette anecdote aura eu le don d’humaniser un peu le futur roi de France et de nous faire sourire.

vendredi 15 avril 2016

Victoir Noir le fertile

Victor Noir, de son vrai nom Yvan Salmon, journaliste né en 1848 et décédé en 1870, était un homme qui fut le sujet d’une célébrité posthume pour des raisons plutôt particulières.

Victor Noir travaillait pour le Journal La Marseillaise. Il fut assassiné par le cousin de l’Empereur, le prince Pierre de Bonaparte, par un mauvais concours de circonstances lors d’un différend qui a mal tourné.


Les opposants au Régime en firent le symbole de la répression de l’Empereur qui aurait eu la volonté de nuire à toute liberté publique. Plus de 100 000 personnes auraient assisté à ses funérailles !

Devenu martyre républicain, le sculpteur Jules Dallou, chargé en 1891 de la création de sa sépulture, décida de reproduire fidèlement l’homme étendu lors de ses funérailles.
 Dans cette volonté, il effectua une statue funéraire le dotant d’attributs forts remarquables.


A partir des années 1960, une légende se greffa à sa tombe (située au cimetière du Père-Lachaise dans la 92ème division - pour les petits curieux) : il semble que les visiteurs furent de plus en plus des visiteuses, lui conférant un certain pouvoir de fertilité. Aussi, il ne fut pas rare de voir des femmes se frotter à sa statue funéraire dans l’espoir de pouvoir tomber enceinte prochainement.

A en regarder sa tombe, il semblerait qu’il y ait eu quelques dérives….


jeudi 14 avril 2016

Le duo maléfique de l'Ile de la Cité

Nous nous situons à la fin du XIVème siècle sur l’Ile de la Cité.

A cette époque, les alentours de Notre-Dame sont encore comblés de maisons et de ruelles étroites.


Non loin de là, au n°20 de la rue Chanoinesse (anciennement rue des Marmousets-en-la-Cité), résidait un pâtissier tenant plutôt bien sa propre affaire.


Il avait bonne réputation tant dans le quartier que dans tout Paris. Les prêtres de Notre-Dame étaient de fervents clients. On dit même que le roi Charles V en était friand.
Sa spécialité ? Son célèbre pâté de viande… humaine !

Bien sûr, rassurez-vous, personne n’était dans la confidence, hormis son voisin le barbier.
Vers 1384, les deux attenants avaient décider de monter une affaire ensemble, qui leur semblait plutôt juteuse.

L’un s’occupe de trouver de la chair pendant que l’autre confectionne les plats.


Pour ce faire, le barbier s’occupait d’égorger de jeunes étudiants du chapitre de Notre-Dame et dépeçait les dépouilles des pauvres jeunes. Ils étaient tous étrangers afin d’éviter tout avis de recherche et ainsi éveiller les soupçons.

A cette période, il était commun d’héberger des étudiants étrangers dans le quartier de Mouffetard. Quelques étudiants disparaissaient de temps à autres mais, le quartier étant fréquenté par tout un tas de personnes déplaisantes et souvent criminelles, on s’expliquait leur disparition par de mauvaises rencontres qui auraient mal finies.
De son côté, le pâtissier, après avoir récupéré les corps, préparait les célèbres petits pâtés de viande tant appréciés.

Afin d’être les plus discrets possibles, les deux complices avaient installé une trappe permettant la communication de leurs caves respectives, système leur permettant de se transmettre les dépouilles des corps gisants.

Leur petite affaire resta secrète pendant plus de 3 ans, jusqu’au jour où un chien, ayant trop attendu son maître bavarois devant le salon du barbier, se mit à hurler à la mort. Le chien est inconsolable et indélogeable, ce qui finit par attirer l’attention des badauds et de la maréchaussée.


Les autorités ne tardent pas à s’introduire chez le barbier. Ils y sentent une odeur pestilentielle qui provient de la cave. Ils y découvrent avec horreur ce qui se passe entre le barbier et le pâtissier, deux êtres devenus maléfiques par leur association ignoble.

Il paraitrait que les prêtres ayant consommé ces pâtés furent excommuniés et se livrèrent à la mendicité dans le quartier des Gobelins.

Il faut dire que cette histoire, aussi choquante soit-elle, fut utilisée par les parents de petits parisiens manquant de discipline, afin de leur faire peur et les rendre plus sages.

mercredi 13 avril 2016

La première Petite Poste de Paris

Avant, on faisait livrer son courrier par pigeon voyageur ou certainement par une sorte de « coursier » (vous savez ces grands voyageurs qui parcourraient le Royaume de bout en bout, à pied ou à cheval, courrier en sac).

Depuis, en 1477, Louis XI décida de créer une poste d’Etat réservée exclusivement aux plis royaux lui permettant de se tenir rapidement informé dans le but d’obtenir une meilleure structuration de son royaume.
Il fonda les premiers relais postaux à cette époque.

En 1603, on mit à disposition ces relais de Poste à disposition du public.


Le 5 Mars 1758, Louis XV créa par lettre patente une Petite Poste dans l’enceinte de Paris.
C’est à cette période qu’apparaissent les premiers facteurs de ville.

On peut désormais envoyer des plis postaux à son domicile.
Les lettres postées à l’intérieur de Paris et destinées à une adresse dans Paris intra-muros ne sont plus mises au rebut comme avant (Service d’étiquette et d’enveloppe de réexpédition, de classement, d’ouverture des courriers rebutés et destruction. Le premier service s’installa véritablement à l’hôtel des postes en 1808). Les lettres sont désormais redistribuées directement.

Le 7 Juin 1760, on assiste à l’ouverture de la Petite Poste, la première de la capitale installée au n°9 de la rue des Déchargeurs.
Le courrier est distribué 3 à 9 fois par jour dans Paris et la banlieue moyennant une taxe :
          _ 2 sol pour Paris,
          _ 3 sol pour la banlieue.
Une légende se créée autour de la rue des Déchargeurs.


On dit qu’il y existerait un cabinet noir où l’on « trafiquait » les lettres arrivant avec des sceaux intéressants.
On les aurait retirées provisoirement du circuit postal afin de découvrir leur contenu.
Ce procédé se serait effectué en cachette en décollant les sceaux au moyen de la vapeur.

Certaines de ces lettres auraient été contrôlées par le roi Louis XIV lui permettant de prendre connaissance de leur contenu.
Les sceaux étaient ensuite recollés afin de ne pas attirer l’attention quand elles étaient remises dans le circuit postal.

Une loi a d'ailleurs été votée suite à cette rumeur en 1791 afin de garantir le secret et l’inviolabilité du courrier.

Le Bureau Général est occupé actuellement par la crèmerie de Paris qui détient 2 bâtiments (avant la construction de la rue des Halles (sous Napoléon III) et une petite boutique de musique.


On pense que ce fut également le premier centre de tri postal de Paris, la Poste aux Lettres, centre de tri sous Louis XV.

mardi 12 avril 2016

Le Moulin de Croulebarbe

Je vous ai parlé dans un article précédent qu’il existait beaucoup de moulins dans et à proximité de Paris.

Je vais vous parler d’un moulin, aujourd’hui disparu, situé dans le XIIIème arrondissement de Paris, il s’agit du Moulin de Croulebarbe dont l’actuel quartier porte le nom.

Il était situé non loin de l’ancienne Ile aux Singes depuis environ 1214.

Vu sur le Square René-Le Gall (ancienne Ile aux Singes)
Le moulin était implanté par ici pour être alimenté en eau grâce à la Bièvre qui passait à proximité.
Il existait par ailleurs un pont Croulebarbe au pied de ce moulin à eau, un des rares dans le quartier face aux nombreux moulins à vent de la Butte aux Cailles.

Le moulin, propriété de la famille Croulebarbe depuis le 13ème siècle , fut par la suite soumis aux décisions du chapitre Notre-Dame et fut source de litige entre les chapitres Notre-Dame et Saint-Marcel qui s’en disputaient l’autorité.

Il est resté en activité jusqu’en 1826 et fournissait en énergie, des usines dont l’usine de tréfilage du coin (l’usine de tréfilage est une usine spécialisée dans la réduction de fils en métal).

Démolit en 1840, on en fit disparaître les dernières traces au réaménagement du lit de la Bièvre.