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jeudi 14 avril 2016

Le duo maléfique de l'Ile de la Cité

Nous nous situons à la fin du XIVème siècle sur l’Ile de la Cité.

A cette époque, les alentours de Notre-Dame sont encore comblés de maisons et de ruelles étroites.


Non loin de là, au n°20 de la rue Chanoinesse (anciennement rue des Marmousets-en-la-Cité), résidait un pâtissier tenant plutôt bien sa propre affaire.


Il avait bonne réputation tant dans le quartier que dans tout Paris. Les prêtres de Notre-Dame étaient de fervents clients. On dit même que le roi Charles V en était friand.
Sa spécialité ? Son célèbre pâté de viande… humaine !

Bien sûr, rassurez-vous, personne n’était dans la confidence, hormis son voisin le barbier.
Vers 1384, les deux attenants avaient décider de monter une affaire ensemble, qui leur semblait plutôt juteuse.

L’un s’occupe de trouver de la chair pendant que l’autre confectionne les plats.


Pour ce faire, le barbier s’occupait d’égorger de jeunes étudiants du chapitre de Notre-Dame et dépeçait les dépouilles des pauvres jeunes. Ils étaient tous étrangers afin d’éviter tout avis de recherche et ainsi éveiller les soupçons.

A cette période, il était commun d’héberger des étudiants étrangers dans le quartier de Mouffetard. Quelques étudiants disparaissaient de temps à autres mais, le quartier étant fréquenté par tout un tas de personnes déplaisantes et souvent criminelles, on s’expliquait leur disparition par de mauvaises rencontres qui auraient mal finies.
De son côté, le pâtissier, après avoir récupéré les corps, préparait les célèbres petits pâtés de viande tant appréciés.

Afin d’être les plus discrets possibles, les deux complices avaient installé une trappe permettant la communication de leurs caves respectives, système leur permettant de se transmettre les dépouilles des corps gisants.

Leur petite affaire resta secrète pendant plus de 3 ans, jusqu’au jour où un chien, ayant trop attendu son maître bavarois devant le salon du barbier, se mit à hurler à la mort. Le chien est inconsolable et indélogeable, ce qui finit par attirer l’attention des badauds et de la maréchaussée.


Les autorités ne tardent pas à s’introduire chez le barbier. Ils y sentent une odeur pestilentielle qui provient de la cave. Ils y découvrent avec horreur ce qui se passe entre le barbier et le pâtissier, deux êtres devenus maléfiques par leur association ignoble.

Il paraitrait que les prêtres ayant consommé ces pâtés furent excommuniés et se livrèrent à la mendicité dans le quartier des Gobelins.

Il faut dire que cette histoire, aussi choquante soit-elle, fut utilisée par les parents de petits parisiens manquant de discipline, afin de leur faire peur et les rendre plus sages.

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