Translate

lundi 25 avril 2016

La rue du Poil au con, cet appel à la prostitution

A Paris comme ailleurs, il fut un temps où la capitale était encline à de drôles de mœurs beaucoup moins sages qu’aujourd’hui : libertinage, vol, rixes voire duels en pleine rue, émeutes, … la loi n’encadrait pas les choses aussi bien qu’aujourd’hui.

Il y a fort longtemps déjà, l’Eglise s’était chargée de faire retrouver le « chemin de la raison » aux donzelles et de les cacher sûrement en les enfermant dans des couvents…

Tout au long de l’Histoire, nombre de dirigeants ont tenté d’interdire la prostitution urbaine. 

Nous nous retrouvons aujourd’hui au XIIIème siècle, c’est la période du règne de Louis IX, le dirigeant qui a été le plus virulent avec ce commerce si spécial. Il tente de faire fermer les maisons de passe parisiennes (avec l’aide du Parlement) et d’expulser ces filles publiques hors de Paris.

Certaines prostituées sont connues comme les plus célèbres : Gila la Boiteuse, Marie la Noire, Florée du Bocage…. Il existe pas moins de « trente rues chaudes » selon les écrits de Guillot vers 1300.

Celle qui nous intéresse aujourd’hui est une des rues les mieux placées de la capitale : la rue du Poil-con (puis Poil au con), du moins, c’est comme cela qu’elle s’appelait à l’époque.

La racine de son appellation viendrait du mot « poiler » qui signifie au Moyen-Âge « peler ». Inutile de vous en expliquer le sens complet, vous aurez compris de quoi il retourne.

Rue du Pélican

Des prostituées avaient élu domicile dans cette petite rue qui permettait à la fois l’intimité et la tranquillité dont ne bénéficient pas les grandes artères. Les clients : commerçants, hommes de pouvoir, infidèles, … peuvent s’y aventurer pour leur bon plaisir sans trop de crainte d’être vus.

Sous la Révolution Française, afin de signifier à tout Paris que ces femmes sont expulsées, on la renomme la rue Purgée. 

Pour des raisons qui me sont inconnues, elle prit son nom, plus tard, de rue du Pélican… pourtant, qui aurait pensé croiser un pélican à Paris ?

... au cimetière du Père Lachaise

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire