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mardi 17 mai 2016

La vieille fausse maison médiévale

En vous promenant sur les quais de Seine, vous apercevez sur l’Ile de la Cité, une maison médiévale.


C’est faux ! Enfin, presque…

En ce lieu se situait une ancienne demeure datant du Moyen-Age puis un ancien hôtel qui fut restauré en 1958 par l’architecte Fernand Pouillon.


Cette maison est une miraculée. C’est une des rares demeures ayant été épargnée par les travaux d’Haussmann lors de son projet de modification des rues de Paris. Oui, l’Ile de la Cité fut la première partie et la moins épargnée par le Baron.

L’architecte s’est amusé à recréer la façade d’une maison de style médiéval.


C’est un des meilleurs pastiches de notre belle capitale. Pour ce faire, il a utilisé plusieurs types de pierres de provenance très différentes. Dans sa structure, on peut observer des vitraux, des fenêtres à meneaux et des grilles ouvragées (issus de ruines datant de l’époque médiévale), ce qui en fait une bâtisse unique en son genre.
A l’intérieur, un tour-cage d’escalier.



L’architecte y habita un an avant d’être occupé par l’Aga Khan un haut dignitaire arabe. Il semblerait que la demeure soit habitée par un prince du Moyen-Orient…

Non loin de là, se situe la maison des premiers Roméo et Juliette locaux : Héloïse et Abélard.

lundi 16 mai 2016

L'homme rouge des Tuileries (Jean l'Ecorcheur)

Il était une fois, une reine (disparue) dans un château (qui n’existe plus).

La reine Catherine était une femme réputée pour sa passion : les forces occultes. Elle aimait improviser ou organiser des réunions pendant lesquelles les membres invoquaient les esprits. 

Catherine de Médicis habitait dans le château des Tuileries, palais à proximité du Louvre. 


Le quartier était un des quartiers les plus sales de la capitale, on y trouvait beaucoup de mendiants, de brigands, de rues « coupe-gorge » et de misère.

Catherine n’hésitait pas, en ces temps peu miséricordieux, à faire appel à des hommes de main pour se débarrasser de ses « problèmes » et de ceux qui en sont la cause.
Parmi ces hommes, un certain Jean, était employé en tant que boucher désosseur dans les abattoirs proches des Tuileries (ce qui lui valut le surnom de Jean l’Ecorcheur).

Malheureusement, Jean commençait à en savoir un peu trop sur les petites affaires de la reine. Elle confia son sort entre les mains d’un autre serviteur : de Neuville qui s’y repris à trois fois dans l’assassinat de l’Ecorcheur.

Avant de mourir, il promit de revenir pour se venger et maudit le château.
« Je reviendrais » avait-il proféré avant de trépasser.

Le crime accomplit, de Neuville se dirige vers les bureaux de la reine afin de lui rapporter que Jean est mort.
Sur le chemin, il sentit comme une présence qui le suivait.

La légende nous explique qu’en se retournant, de Neuville vit Jean l’écorcheur debout et face à lui, couvert de sang et le regardant de façon menaçante : c’est la première apparition de celui que l’on appelle également l’homme rouge, le fantôme de Jean l’Ecorcheur.

Pour se protéger, il brandit son épée qui, au lieu de se planter dans le corps de Jean, fut plantée dans le vide. Jean disparu instantanément !

Horrifié, il retourna sur le lieu de son assassinat mais n’y trouva qu’une mare de sang, le corps avait disparu. Il fouilla les environs mais la dépouille de l’Ecorcheur restait introuvable.

Ayant trouvé la reine, de Neuville lui rapporte son effroyable aventure, Catherine semble être amusée. Habituée aux histoires d’esprits et de fantômes, elle avait dans son entourage un conseiller en astronomie : Cosme Ruggieri.


Lors d’un entretien avec Catherine, il vit apparaître un spectre rouge qui lui expliqua qu’il connaissait l’avenir des Tuileries en précisant qu’il était déterminé à chasser Catherine du château. Il annonça également la mort prochaine de la reine.
On dit que la vision de l’homme rouge serait l’annonce d’une terrible nouvelle, d’un drame ou de sa propre mort.

Si vous n’êtes pas convaincus, certains grands hommes ayant vécu aux Tuileries l’auraient rencontré avant le drame de leur vie :
Marie-Antoinette, femme de Louis XVI et reine de France vit son spectre, nous connaissons tous son triste sort …..
Napoléon Bonaparte en fut également la « victime » puisque l’homme rouge lui est apparu la veille de sa défaite à Waterloo.
Louis XVIII eut également sa « visite » quelques jours avant sa mort.

Alors, hasard ou coïncidence ?

Ce qui est sûr c’est que le fantôme était très attaché au palais des Tuileries. Tellement d’ailleurs qu’il disparut avec le château dans son dévastateur incendie lors de la Commune de Paris (1871).


Depuis le 23 Mai 1871, l’homme rouge serait volatilisé. Il est inutile de venir nous voir pour nous dire que vous avez croisé le copain de l’homme vert des catacombes aux alentours du jardin des Tuileries, on ne vous croirait pas !

samedi 14 mai 2016

La Fontaine Jeanclos

Là, quelque part, près de la place Stalingrad se situe une étrange fontaine.


Réalisée en 1989, elle est composée d’un haut bassin circulaire en schiste noir.

En son centre, nous pouvons voir une statue de bronze sculptée de manière singulière.

Elle représente Artémis d’Ephèse. Quatre jets d’eau jaillissent du corps de la statue (oui normalement ils jaillissent mais la mairie de Paris a arrêté toutes les fontaines pour le moment).


A y regarder de plus près, on aperçoit des sortes de petites proéminences représentées sur son socle.


Ce sont en fait des seins car Artémis est la déesse aux 1000 seins.

En son sommet, son petit personnage assis en tailleur, est en fait un dormeur. Ce personnage est repris dans toutes les œuvres de Georges Jeanclos.



Avant celà vous auriez vraiment vu Artémis et ses mille seins ?

vendredi 13 mai 2016

"Au Planteur", une enseigne qui fait son effet...

La France, à une certaine époque était une grande conquérante… je vous parle bien sûr de la colonisation. Aussi peu fiers que nous pouvons l’être, l’histoire passée ne peut être changée.


Il existe encore quelques traces visibles de cette époque qui posent d’ailleurs des problèmes éthiques. 

Un jour, lors de mes lectures, je suis tombée sur cet écrit de Jean-Claude Barreau et Guillaume Bigot (dans « Toute l’histoire du monde de la préhistoire à nos jours ») qui pourrait résumer mon point de vue :

« En France, il y a un siècle, ceux qui savaient lire savaient aussi se situer dans l’espace et le temps. […] Il n’en est plus ainsi. Les Français et d’ailleurs tous les Occidentaux, sont devenus, pour la plupart, des hommes sans passé, des « immémorants » (ce mot, un néologisme, décrit assez bien la situation). »

Vous vous promenez entre la rue Montorgueil et la rue des Petits-Carreaux (qui sont dans le même prolongement). Vous êtes dans une ambiance particulière avec plein de commerces de proximité. Vous levez la tête pour observer ces vieilles bâtisses au charme si singulier et votre regard se pose un peu en hauteur… Peut être attirés d’abord par ce cadre de façade en bois qui semble très vieux et s’émietter avec le temps qui passe, votre regard se portera sûrement sur cette drôle illustration :


Vous lisez « Au Planteur », observez ce dessin qui semble très étrange (surtout avec vos yeux d’un XXIème siècle plus évolué), une inscription ci-dessous « Aucune Succursale » et aurez sûrement, comme tout le monde, cette réaction intérieure de rejet (les plus expressifs pourrons même aller jusqu’à faire une grimace).

Il faut savoir que c’est une des deux seules enseignes de l’époque des colonies qui a résisté dans tout Paris (la deuxième, j’y reviendrais plus tard, se nomme « Au Nègre Joyeux »). A cette période, au XVIIIème siècle, beaucoup de magasins aux produits exotiques ouvraient et arboraient de telles illustrations pour attirer le client. Les personnes à la peau noire sont toujours représentées avec le sourire et au service d’hommes à la peau blanche.

Cette enseigne en céramique nous présente un esclave noir (entendez le mot « nègre » retiré fort heureusement et à juste titre de la langue française) qui sert un café à son maître blanc, le colon.


L’esclave est représenté debout, presque nu, habillé d’une culotte blanche et rouge.
Le maître est assis, tout de blanc vêtu jusqu’à son large chapeau (tenue de style colonial).
Cette enseigne datant de 1890 (et exécutée par Crommer) fut installée lors de l’activité d’un magasin de produits exotiques qui fournissait également du café.

Sa présence actuelle s'explique par la valeur de sa devanture qui été classée Monument Historique (1984). Les magasins présents aujourd’hui sont des commerces n’ayant aucun rapport avec son activité passée.

La raison pour laquelle cette ancienne boutique se nommait « Au Planteur » vient du fait que le planteur désignait l’exploitant d’une plantation ou son propriétaire (désignant donc le colon).

Garder ou retirer ces enseignes ?

Vous avez certainement un avis sur la question.

En tout cas, la polémique a fait grand bruit. Je vous laisse vous rediriger vers l’article du Nouvel Obs si vous souhaitez en savoir plus...

mercredi 11 mai 2016

A Paris : quand l'homosexualité est la préoccupation de la police des bonnes moeurs

Vers la fin de l’an 1682, la Cour repart s’installer à Versailles délaissant le Louvre.

Carrousel du Louvre 1662

Au XVIIIème siècle, le palais du Louvre est délabré, il semble comme défiguré par le temps.
Des baraques de fortune et des échoppes sont disposées à proximité du palais, exposées à de nombreux risques comme les inondations ou les incendies.
Le palais et les jardins semblent en friche.

On peut être amené à penser que Voltaire parlait certainement de l’état général de Paris mais aussi du quartier du Louvre… Dans ses écrits Des embellissements de Paris en 1749 explique qu’il serait préférable de « dégager les grands édifices de Paris des bâtiments des Goths et des Vandales, et d’assainir des quartiers hideux qui représentent le temps de la plus honteuse barbarie ».

Des actes étranges commencent à se multiplier dans la ville. Pourtant, déjà en 1667, Louis XIV décide de la création d’une permanence de police dans la ville.


Le lieutenant détient tous les droits d’informer le roi sur les évènements qui ont lieu dans la capitale.
Ainsi nous voyons la délation aller bon train, c’est la naissance des indicateurs que l’on surnomme les mouches : la police des mœurs.

Il faut savoir qu’au début du XVIIIème siècle, la géographie sociale change. Les lieux de drague et de sociabilité se voient se délocaliser et s’inverser géographiquement.

De nombreux rapports sont rendus sur les lieux les plus fréquentés par les gens de bonnes mœurs et surtout sur les "autres ", mis en avant. La police des mœurs « part en chasse » pour trouver ces personnes s’adonnant à des activités peu religieuses.

Un exemple ?

Il existait des personnes gênantes qui s’adonnaient aux plaisirs de la chair en lieux privés (cabarets) et même en public. Ces personnes aux mœurs gênantes ? Des homosexuels…

N’oublions pas que nous sommes au XVIIIème siècle, au-delà des mœurs légères et libertines appliquées dans les hautes strates de la société de l’époque, ce sujet semble être sensible, même tabou. J’ai écumé beaucoup de livres d’histoires (ceux qui résument l’histoire du Louvre, puisque l’histoire que je souhaite vous partager se passe au Louvre) et je n’en n’ai pas trouvé un seul parlant de cet aspect tout aussi important de l’histoire que les changements effectués durant ce siècle des Lumières.

Pourtant cette période de l’Histoire de France fait partie d’une des périodes les plus importantes dans l’histoire de l’homosexualité. Les esprits semblent s’ouvrir. Pendant que Montesquieu et Voltaire s’insurgent de ces pratiques et que ces deux hommes s’interrogent tout de même sur la pénalisation qu’ils jugent trop lourde sans s’y opposer (l’homosexualité était pénalisée lourdement), Rousseau est catégorique, il est contre cette sexualité jugée hors norme.

L’acceptation de l’homosexualité fait quand même son chemin jusqu’aux textes de loi. Enfin, il aura fallu attendre 1791 pour dépénaliser complètement l’homosexualité (premier pays à ne plus parler de « crime de sodomie »).

Keith Haring

A Paris, c’est une révolution. Des lieux déjà existants mais cachés jusqu’alors ouvrent un peu plus « publiquement » comme par exemple le Cabaret Poirier, rue des Etuves-Saint-Honoré (actuelle rue Sauval), le Soleil d’Or rue de Lappe ou encore nombres de bars gays… non, pas dans le Marais… sur le faubourg Saint-Antoine.

D’ailleurs, à l’arrivée des beaux jours, les quais étaient témoins de nombreuses baignades. De jeunes gens venaient en groupe pour plonger nus dans la Seine sous les regards d’adultes intéressés.

La drague s’effectuait en clubs privés mais était encore plus fréquente en extérieur.

Le lieu le plus connu ? Je vous en parlais il y a cinq minutes… le Louvre.
 
Des téméraires s’engageaient sur la partie basse des Champs-Elysées pour y flirter puis, une fois le partenaire choisit, les deux hommes traversaient la place Louis XV (place de la Concorde) pour se réfugier coquinement dans les bosquets du jardin des Tuileries. S’y rencontraient, des hommes s’adonnant à la prostitution comme des homosexuels en quête d’histoires sans lendemain.

On sait également que non loin de là, sur une allée bordée de potagers, l’allée des Veuves, les fricoteurs s’y donnaient rendez-vous dans des guinguettes spécialisées.
Cette allée n’est autre que l’avenue la plus luxueuse de Paris : l’avenue Montaigne !

Scoop : encore aujourd’hui il semblerait que des hommes se retrouveraient encore dans les bosquets du Louvre… Vous n’irez plus au Louvre par hasard ! 

Si vous ne me croyez toujours pas, même Paris ZigZag en parle

Je pense que vous ne partirez plus pique-niquer en ces lieux pour privilégier peut-être des endroits moins... bordés de buissons. 

Paris regorge de choses surprenantes, on vous l'a souvent dit !

mardi 10 mai 2016

Nous acceptons des tramways mais pas au détriment de Lutèce

Nous sommes à l’ère de la Révolution Industrielle.

La population, en forte augmentation, se déplace de manière différente. Paris est sur le point de s’agrandir, de se voir naître Paris capitale à 20 arrondissements, le Paris que l’on connait aujourd’hui.


Les transports laissent « à désirer », le réseau est un peu « fouillon ». Beaucoup de compagnies ont leurs propres lignes, leurs propres itinéraires, leurs propres moyens de locomotion … pas facile de s’y retrouver.

De nouvelles techniques sont testées : l’omnibus (dont je vous ai parlé précédemment), le tramway, l’autobus, le trolleybus. Certains sont tractés par des chevaux, d’autres sont à vapeur ou encore à air comprimé et même électriques.

Le moyen de transport qui nous intéresse aujourd’hui est le moyen de transport le plus usité après l’omnibus : le tramway, une sorte d’omnibus sur rails.


C’est à la Compagnie Générale des Omnibus que la ville de Paris confie en 1855 la lourde affaire de réorganiser de transport de Paris et de sa « proche banlieue » (la banlieue étant à cette époque les parties rattachées depuis 1860 durant l’annexion des villages alentours faisant partie intégrante des 20 arrondissements actuels).

L’entreprise fusionne avec les dernières compagnies de transport. La dernière qui fut absorbée par la Compagnie des Omnibus avait mis en place la première ligne de tramway expérimentale tractée par des chevaux, ligne que l’on appelait Chemin de fer américain (Concorde – Pont de Sèvres).

Tramway Hippomobile
Le point important à sa rappeler dans cette histoire, en tant qu’amoureuse du patrimoine et de la capitale, est la manière dont s’est implantée la Compagnie Générale des Omnibus.

En 1869, la société doit construire et aménager des lignes de tramway.

Elle décide de s’implanter dans un quartier central de la ville, le Vème arrondissement, près de la rue Monge.

Malheureusement pour eux, ils déterrent des vestiges enfouis depuis plus de dix-sept siècle !


Les Arènes de Lutèce voient de nouveau le jour. Celles-ci sont condamnées à disparaitre pour se voir remplacer par un dépôt de tramways.

Seulement voilà, de grands hommes s’insurgent contre ce projet de démolition. Ce projet ne doit pas aboutir surtout quand il s’agit de détruire les vestiges de l’Histoire de Paris. C’est l’un des rares vestiges de l’époque romaine de Paris encore présent pour témoigner de la vie antérieure de Paris (Lutèce).



On fonde la Société des Amis des Arènes afin de faire valoir sa valeur historique dans le but de les conserver.

Des personnalités comme Victor Duruy (homme politique et historien français) et Victor Hugo se battent dans la protection de ces précieuses ruines.

Victor Hugo, homme très engagé dans leur cause, écrit la lettre suivante au Président de la République :

« Monsieur le Président,
Il n’est pas possible que Paris, la ville de l’avenir, renonce à la preuve vivante qu’elle a été la ville du passé. Le passé amène l’avenir. Les arènes sont l’antique marque de la grande ville. Elles sont un monument unique. Le conseil municipal qui les détruirait se détruirait en quelque sorte lui-même. Conservez les Arènes de Lutèce. Conservez-les à tout prix. Vous ferez une action utile, et ce qui vaut mieux, vous donnerez un grand exemple.
Je vous serre les mains »
Victor Hugo

Ouf ! Les Arènes seront donc conservées. La Compagnie Générale des Omnibus se voit contrainte de déplacer son dépôt. Elle en créera plusieurs dont le plus important se trouvait à Bastille avec de nombreuses lignes se dirigeant vers les points les plus centraux de Paris (la ligne Madeleine – Bastille était la plus rentable).

On peut imaginer que le dépôt de tramways de Bastille devait ressembler à celui de Malakoff

Compte tenu de l’évolution des moyens de transport parisien, notamment du métropolitain et du début de la première guerre mondiale, la CGO s’intègre à la Société des transports en commun de la région parisienne (les membres de la Compagnie ont été appelés à combattre), il existe toujours des tramways mais ceux-ci sont placés le long des Maréchaux (la 1ère couronne avant la bordure du périphérique) et en banlieue.

lundi 9 mai 2016

L'ancêtre du cinéma

Au début du XIXème siècle, le Tout Paris se bouscule dans les Passages de Paris. Une drôle de structure prend sa place aux alentours de ces places couvertes, déjà en vogue…

En 1787, un homme invente ce qu’il appelle des panoramas.
Un panorama est une toile circulaire qui représente une ville, un évènement historique.


Cet inventeur s’appelle Barker (né à Edimbourg), il obtient son brevet le 19 Juin 1787. Son tout premier panorama : la ville de Londres en Ecosse.

Trois ans plus tard, l’Américain Robert Fulton, ayant trouvé ce système révolutionnaire, décide d’introduire l’idée d’en posséder en plein Paris.

En 1799, il fait construire deux tours sur le boulevard Montmartre.

Les premiers panoramas de Paris sont nés.


La première tour concerne La ville de Paris, la seconde La vue de Toulon et ses environs.
C’est une expérience fabuleuse qui conquit rapidement les parisiens qui se pressent vers ces nouvelles tours.

Du fait de leur proximité avec le petit passage menant vers le passage des Panoramas, ce dernier fut vite beaucoup plus fréquenté.

Café Véron, fréquenté par les usagers des panoramas

Voyant le phénomène prendre une telle ampleur, on fait construire d’autres tours, un peu partout dans la capitale. D’ailleurs, parmi les fréquentations de ces tours, Honoré de Balzac qui se plaisait à nommer ces tours panoramiques en « machins en rama ».

Durant la restauration, pendant près de 50 ans, tous les passages avaient leurs tours ramas : les diaphoramas, les navaloramas, les pléoramas, les cinéoramas, les phanoramas, les stéréoramas, les cycloramas, le panorama dramatique, ….


Les plus connus furent les Cosmorama (Galerie Vivienne), l’Europama (Passage de l’Opéra) et le Géorama (Galerie Colbert).

Des plans à 360° pourraient faire penser au Futuroscope, le système de visite aux expositions temporaires. 

Non, non, non ! Le panorama n’est ni plus, ni moins que l’ancêtre du cinéma.