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mardi 14 juin 2016

Le pendu le plus chanceux de toute l'Histoire de France

Le bruit court dans tout Paris, un domestique de 20 ans a assassiné son maître.

Son châtiment, la pendaison au Gibet de Montfaucon.


Il était d’usage de détacher les pendus trente minutes après leur pendaison seulement voilà, les trente minutes écoulées, le corps est descendu. L’homme est pris de soubresauts et s’agite… il est encore en vie !

Le bourreau n’ayant pas encore quitté le Gibet est surpris de toute cette agitation.

Qui peut s’accrocher ainsi à la vie ?

Il s’avance alors avec sa hache pour terminer le travail et lui trancher la tête, mais il est retenu par les cris des femmes présentes qui l’implorent de le laisser en vie… Elles crient au miracle !

Le pendu explique qu’il a bel et bien trouvé la mort et que, dans un dernier recourt, il s’était adressé en prière à Notre-Dame de la Reconnaissance des Carmes. Celle-ci lui avait permis de ressusciter.

Il fut soigné au Couvent des Carmes et gracié par François Ier.

Chanceux n’est-ce pas ?!

Je demandais tout à l’heure qui pouvait autant s’accrocher à la vie…

Un innocent pardi !

Ce miracle lui fut profitable car après enquête, il s’avéra que le coupable était en fait la femme de l’homme assassiné.

lundi 13 juin 2016

Pet-au-diable, la pierre chanceuse de voyager. Quand un menhir se déplace de rive droite en rive gauche...

Il existe dans Paris des objets dont on ne soupçonne pas l'ancienneté...
Malheureusement, certains d'entre eux datent d'époques lointaines qui peuvent remonter jusqu'à la préhistoire. Elles arrivent à être conservées puis, souvent, sont les victimes de rixes, d'émeutes, de révoltes, ...

C'est le cas d'un monolithe qui avait trouvé sa place rue du Pet-au-Diable ou, devrais-je dire, l'actuelle rue de Lobau, juste derrière notre Hôtel de Ville quelque part par ici au numéro 2 (il semblerait que la rue ait été absorbée avec le temps par la rue de Lobau, le GPS nous indique d'ailleurs l'intérieur d'une cour).

La pierre se trouvait devant la Tour Quarrée sur

Puis devant l'Ostel de Coussy sur
le Plan de la ville et des faubourgs de Paris divisé en ses vingt quartiers,
 par le Sr Robert de Vaugondy
 (1771)

Ce monolithe était situé devant la Tour Quarrée puis l'Ostel de Coussy. La référence évoquée dans tous les livres est le poète François Villon qui, dans l'un de ses poèmes au XVème siècle, cite le menhir dont on ignore encore la provenance. Cet écrit permet d'attester de sa présence (en plus des marquages effectués sur des plans anciens de Paris) :

Une œuvre perdue de François Villon
Marcel Schwob
Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
 Année 1891 Volume 35 Numéro 1 p. 10

Mais pourquoi le Pet-au-Diable ?

Au départ la rue portait le nom de Pet au Deable, devenue par la suite Pet-au-Diable.

Plusieurs explications sont possibles.
La première histoire nous dit que le peuple, ne connaissant pas l'origine de cette pierre gigantesque et n'arrivant pas à en expliquer la présence en ces lieux, surnomma le menhir le Pet du Diable.
Une autre explication à également permis de trouver une origine à cette appellation. Un certain Pétau aurait possédé et habité la maison et la Tour de cette rue. Le bruit courait que cet homme était tellement abjecte qu'il fut surnommé le Diable. D'où son nom de la rue Pétau diable...

Dictionnaire de la Ville de Paris et ses environs - Volume 3 p 425

Mais voilà, le Pet au Diable était presque vie. Il fut déplacé régulièrement dans les années 1451 à 1453 par les étudiants de la "bande à Villon"par pure provocation. Il passa de l'autre côté de la Seine pour trouver sa place sur la montagne Sainte-Geneviève (mont Saint-Hilaire) dans le quartier des écoles.

La pierre fut transférée de nouveau dans un endroit que l'on jugea le meilleur endroit pour cette pierre préhistorique : le Palais de la cité.

Les clercs et les écoliers virent s'emparer un énième fois de la roche pour la replacer à Saint Hilaire.
Une nouvelle fut alors posée au Martelet-Saint-Jean-en-Grève qui fut, elle aussi, embarquée sur le mont et scellée solidement, sous le nom de la "Vesse".

Les étudiants installèrent les deux pierres surmontées d'une pierre longue et d'une couronne de fleurs en guise de coiffe. Ils dansaient toutes les nuits, jouaient des instruments.

Afin de conserver le monolithe, les écoliers durent contraindre les officiers royaux à promettre la conservation des deux pierres... détruites en 1453 au cours d'une rixe entre policiers et étudiants.

dimanche 12 juin 2016

Le Fantôme de Jacques de Molay

Au XIVe siècle, la présence des Templiers devient trop imposante au sein du royaume gouverné par le roi Philippe le Bel. A leur retour de la Terre Sainte, le roi pressent leur organisation comme une menace pour son trône.

Le roi décide qu'il va récupérer la fortune de l'Ordre du Temple et exterminer les Templiers jusqu'au dernier.


Sur ordre du roi, le 13 Octobre 1307, les Templiers sont arrêtés et torturés dans le but de leur faire admettre des crimes qu'ils n'auraient pas commis (et connaitre l'emplacement de leur trésor).
Cette arrestation s'est faite un vendredi. Beaucoup y ont vu comme l'origine d'une malédiction, celle du vendredi 13.

Après 7 longues années durant lesquelles se succèdent de nombreuses arrestations, actes de torture et exécutions, vient le jour où tout bascule : 18 Mars 1314. Le roi arrive au terme de son projet et fait arrêter le dernier Grand Maître de L'ordre des Templiers en compagnie de quelques compagnons. Ils sont exécutés sur le bûcher sur l'îlot Juifs (au bout de l'actuelle île de la Cité).

Jacques de Molay, accusé gravement, aurait déclaré :
" Dieu sait qui a tort et a péché, et le malheur s'abattra bientôt sur ceux qui nous condamnent à tort. Dieu vengera notre mort. Seigneur sachez que, en vérité, tous ceux qui nous sont contraires par nous auront à souffrir ".

Une légende nous explique que, pendant qu'il brûlait, Jacques de Molay aurait juré quelque chose comme :
" Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à comparaître devant le tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !" 

Cette déclaration aurait été le début d'une longue, très loooongue malédiction.

Quelques jours après leur mort, des corbeaux auraient envahi les toits du Palais Royal (il ne faut pas oublier que le corbeau à une certaine symbolique, celle de la mort, du mauvais présage et associé au diable).

Le pape Clément V meurt d'étouffement le 20 Avril 1314 et Philippe le Bel en 19 Novembre 1314 d'un probable accident vasculaire cérébral.

Les 3 fils du roi décédèrent avant de laisser une descendance masculine, ce qui marqua la fin de la lignée des capétiens directs.

On dit également que lorsque la tête de Louis XVI fut coupée, un cri serait surgit de la foule :
"Jacques de Molay, tu es vengé !"


On dit que depuis le jour de sa mort, le fantôme de Jacques de Molay se promènerait toujours autour du lieu de son exécution (place Dauphine, Pont-Neuf et Square du vert Galant).

samedi 11 juin 2016

Le Bijou Cinéma

Il semblerait que Paris soit la capitale mondiale du cinéma.
En effet, Paris comptabiliserait près de 400 écrans !

Au siècle dernier, le XIXème arrondissement comptait bon nombre de salles de théâtre, concert, music-hall, bal et cinéma. Les salles étaient situées plus principalement sur la rue de Flandres (devenue avenue) et la rue d'Allemagne (aujourd'hui avenue Jean Jaurès).

Non loin de là, au numéro 22 de la rue Riquet, vous pouviez aller vous détendre, vous divertir, draguer et même passer un moment en famille ou entre amis.
Ici, quelque part à la place de ce trottoir (j'ai carrément arrêté les gens dans la rue pour en être sûre), juste devant la poste, se tenait le Bijou Cinéma.


Le cinéma construit en 1911 était équipé pour diffuser des films sonores (n'oubliez pas que le cinéma à commencé par les images uniquement). Ce sont les films muets qui rencontraient le plus de succès.

Le cinéma disparu en 1968, l'époque ou le quartier est en pleine restructuration (construction des Orgues de Flandres, d'infrastructures diverses, redéfinition de la disposition des quartiers, ...).

jeudi 9 juin 2016

Quand le street art trouve sa place. Excursion dans les Frigos, à l'Aiguillage Galerie, en compagnie de Shadee K et d'autres artistes prometteurs

Vous êtes-vous déjà baladé dans le quartier de la célèbre bibliothèque François Mitterrand ?
C'est un quartier refait à neuf, pourvu d'immeubles de bureaux, d'habitations, de magasins, de services en tous genres...

Entre la station de métro de la ligne 14 (la plus récente et la première automatisée de Paris) et la Bibliothèque Nationale de France (Bibliothèque François Mitterrand), vous vous dirigez vers la Seine, quand en contrebas, sur votre droite vous apercevez ce bâtiment :


Cet endroit semble avoir été laissé en chantier et pourtant... Détrompez-vous !

Cet ancien entrepôt frigorifique ferroviaire est un bâtiment qui date de 1921. Il fut, il est vrai, laissé à l'abandon jusqu'en 1971. Dans les années 1980, "les Frigos" furent squattés et sont aujourd'hui toujours occupé mais cette fois-ci par des artistes locataires. Au fil du temps, s'appropriant les lieux, ils ont percé des fenêtres, aménagé les étages en logement, en ateliers, en studios de musique, de théâtre,...

Depuis la fin 2003, c'est la Mairie de Paris qui en est propriétaire.

En passant par là, j'ai donc découvert qu'il existait un lieu d'exposition dédié à l'art contemporain : l'Aiguillage Galerie qui propose d'ailleurs en ce moment une belle exposition de street art.

Enchantée de cette nouvelle, je suis revenue aux heures d'ouvertures et ai poussé la porte... Ô miracle, une belle surprise m'y attendait : LE Nounours !


J'ai d'abord été absorbée par ce nounours qui m'avait tant remonté le moral quand j'habitais à quelques pas encore de la capitale. J'avais juste à lever les yeux pour le trouver, dans le 13ème arrondissement ou les villes limitrophes.


Ce jour là, j'ai eu l'occasion d'être présentée à son créateur : Shadee K.
Le plus surprenant ? Son long parcours malgré son âge.


Dans le street art, souvent les personnes arrivant à se faire remarquer sont déjà proche de la quarantaine. Lui, arrive seulement à sa trentaine. En discutant avec lui, je me suis aperçue qu'il avait passé déjà près de la moitié de sa vie dans le Street Art... il a passé près de 15 ans à traverser les rues de Paris !


Petit, Shadee K s'intéressait déjà de près aux dessins animés et aux bandes dessinées. Il se lança dans le graffiti à à peine 15 ans pour impressionner sa belle puis se laisse peu à peu guider par sa passion pour le dessin.


 Toujours à la recherche de nouveaux supports, de nouvelles techniques, il se laisse aller sous l'impulsion du moment pour créer ses petits nounours : body paint, collages papier ou reliefs (pixellisation de l'objet au moyen de perles ou autres matériaux), peintures (souvent récupérées et retravaillées).


Mais Shadee K ne s'arrête pas là ! Il m'apprend  qu'il a déjà de nouvelles idées de dessins, qu'il a de nouveaux projets déjà en cours de réalisation en collaboration avec d'autres artistes aussi bien ancrés que lui dans le milieux du street art.

D'ailleurs, jusqu'au 25 Juin vous pouvez venir découvrir Shadee K et bien d'autres artistes aussi talentueux dans cet endroit "magique" à l'occasion d'une exposition collective.


Pour en savoir plus, la galerie est sur facebook et détient son propre site internet... j'y reviens prochainement avec grand plaisir pour voir les nouvelles oeuvres (oui, même les oeuvres accrochées changent au fil de l'expo) et boire un petit quelque chose.

Je vous invite vraiment à venir découvrir cette petite bulle artistique... mais ccchhhuuuuttt, c'est encore l'un des rares endroits où s'exprime librement le street art ;-)

mercredi 8 juin 2016

Des immeubles aux façades uniques

Hey, regardez !

Vous reconnaissez cet endroit ?


Pas facile hein ? C'est vrai qu'à Paris beaucoup d'immeubles se ressemblent.
Mais vous voyez, ce bâtiment, comment dire...


J'en ai passé de précieuses heures sur le trottoir d'en face en attendant mon bus. J'ai eu le loisirs d'observer cette adresse où personne, jamais, ne rentre... enfin c'est ce que je croyais.

numéro 145, rue La Fayette

Il y a quelques semaines, quand le soleil est revenu, j'ai pu constater quelque chose d'étrange. En m'approchant, j'ai aperçu des grilles, au plafond de chaque étage, au travers desquelles on voit passer le jour.

(En zoomant vous verrez les grilles)


Au travers de ces fenêtres, vous voyez... du noir et des issues de secours qui sont placées excessivement près des fenêtres.


C'est une illusion quasi parfaite.

Derrière cette façade il n'y a rien, du moins, pas d'habitation. C'est un conduit d'aération pour le RER.
Cette façade a énormément fait parler d'elle...

Il en existe également au 44 rue d'Aboukir,


au 3 rue de l'Aqueduc (au 1er étage seulement derrière le trompe-l'oeil) ou encore au 174 rue du Faubourg Saint-Denis.

Mais ce ne sont pas les seules façades à camoufler une bouche d'aération. Une autre, toute aussi discrète se cache derrière une façade recouverte d'un trompe-l'oeil en plein coeur de Paris.
A même pas deux pas de Beaubourg (pour les parisiens ce sera Notre-Dame des bons tuyaux et pour les non-parisiens le Musée Georges Pompidou), se situe une cheminée qui permet la ventilation de la voirie souterraine des Halles.


Il existe également des façades qui recouvrent des transformateurs EDF ou des postes de redressement de la RATP...

N'ayant pas pu parcourir tout Paris, si je n'ai pu prendre les photos correspondantes, vous pourrez avoir un aperçu d'après la Google Street View.

Les transformateurs EDF se cachent un peu partout, comme par exemple rue des Archives :

où j'ai cherché un moment...

D'autres se cachent au 27 rue Bergère ou encore au 19 rue Duvergier (je vous publierai la photo cette après-midi).

Pour les postes de redressement de la Ratp, deux adresses sont connues pour leurs façades trompeuses : ici on voit très bien le 54 rue des Petites-Ecuries ou encore le 111 boulevard Diderot.

Et puis, certains souhaitent passer "incognito", comme ce centre de traitement de données informatiques dans l'ancien village des Batignolles (trop tard, on sait que vous vous y cachez)  :


Enfin, des artistes, Les Spécialistes, se sont inspirés de ces fausses façades pour créer une nouvelle adresse : le 1bis rue Chapon.


Voici le résumé de l'installation sur leur site internet.

Comme quoi, les apparences sont parfois trompeuses !

mardi 7 juin 2016

Le Bon Marché : plus qu'un grand magasin, la naissance d'un «nouveau monde»

Lors du rachat du Bon Marché (fin du XIXème siècle), Boucicaut réfléchi à son programme de relations publiques transformant la situation de l’employé au sein de l’entreprise. 


Cette nouvelle politique d’établissement s’avère être d'une grande efficacité. Il pratique une politique de la main d'œuvre, principe particulièrement novateur, permettant à chaque employé de devenir progressivement second puis chef de comptoir et gérant.


Tout est nouveau. Ses employés ont droit à 1 jour de congé hebdomadaire, à l'assistance médicale et à une caisse de prévoyance alimentée chaque année par une somme prélevée sur les bénéfices nets de l'entreprise, puis à une caisse de retraite qui ouvre le droit à une pension après 20 ans de service dans la maison (ce qu'Emile Zola décrit avec justesse dans son roman « Au bonheur des Dames »).

Il démontre à quel point la politique sociale (inspirée de ses propres valeurs) est la meilleure clef menant à la réussite financière.


La révolution est en marche…

Mais nous sommes sur la rive gauche, rive au profil chic (et « intello ») et bien plus encore : s’aventurer ici c'est toute une façon d'être, un art de vivre, un esprit.

Situé à la frontière des VIème et VIIème arrondissement, proche de Saint-Germain-des-Prés (les arts et les lettres font l’honneur de ce quartier), le Bon Marché reflète à lui seul l’esprit Rive Gauche : une ouverture au monde, un goût pour la culture et une tradition sans cesse revisitée.

Serait-ce le moment pour vous avouer que le mythe de la « parisienne » vient de la Rive Gauche ?

« Comment ça ? » me direz-vous.

Les équipes du Bon Marché se féminisent. Des postulantes originaires des 4 coins de la France s’y présentent dans l’espoir de devenir vendeuses (et parisiennes). Certaines sont même logées dans les étages supérieurs de l’établissement.


Le budget familial leur est dévolu, nouveauté qui aura une grande incidence sur la condition de la femme dans notre société. Les femmes disposent d'une certaine autonomie grâce à leur nouvelle indépendance économique et sociale, ce qui permet aux épouses d'oser sortir de chez elles sans leur mari !

La Parisienne est élégante, séduisante, indépendante, tel est le mythe naissant sur ce côté de la Seine qui en fait rêver plus d’un(e)s.


Le Bon Marché Rive Gauche se créé un univers où la créativité et la modernité sont les points d'équilibre. Un désir de communiquer s'inscrit dans la culture de l'époque avec des campagnes publicitaires réalisées par les plus grands photographes.


Mais quand on créé un marché révolutionnaire fréquenté par la Parisienne devenue égérie, on peut s’attendre à un succès qui traverse les frontières.

Bientôt dans le monde, on s'inspire du Bon Marché. On en fait un modèle à suivre.

En 1874, on assiste à l'ouverture du Printemps à Paris suivi des Galeries Lafayettes 20 ans plus tard.
Macy's ouvre à New York City en 1896, la Samaritaine en 1900 à Paris et Selfridges à Londres en 1909.

La politique d’établissement inventée par le couple Boucicaut se révèle être le précurseur de notre société de consommation.
En effet, ce système a participé à l'émancipation des bourgeoises et bouleversé le monde de la grande distribution.

Aux grands regrets de certaines bourses, même s’il est appréciable de s’y rendre, le Bon Marché est devenu luxueux, plus glamour et moins bon marché qu'il ne l'était à sa création…